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L'Église Saint Etienne

C'est sur l'emplacement de l'église primitive Saint Etienne, dont l'évêque Gimer consacra l'autel Notre Dame en 917, que se situe l'église actuelle. Elle fut construite sous l'épiscopat de Pierre de Rochefort, dans la première moitié du XIVème siecle. Nous savons que les seigneurs de Palaja firent de nombreux legs à l'église.

Cet édifice gothique fortifié devait compléter la défense du château : on y trouve une tourelle avec archères. Le porche est surmonté d'une salle de garde également munie d'une archère à étrier.

 

 
Quelques dates vont permettre de suivre l'évolution de cette batisse au cours du temps :

Au XVIIème siècle probablement, l'église est réduite d'un tiers par la construction du mur du fond, légèrement en biais contre lequel est édifié le presbytère. Ce mur est actuellement en partie masqué par l'orgue qui y a été installé en 1966.   

 

 

Au XIXème siècle, des réparations et des constructions sont entreprises : 2 sacristies et la chapelle nord sont ajoutées.

En 1895, le clocher anciennement situé au dessus de la salle de garde, est rabaissé et les cloches sont installées sur une ferronerie (réalisée par un forgeron local, Mr Gazel), au dessus de la tourelle transformée pour l'occasion.

L'ancien clocher va servir de local pour l'horloge municipale dont l'ancien mécanisme est conservé dans la salle d'honneur de la mairie. A cette époque également, les 3 vitraux du sanctuaire sont installés (don de la famille Satgé). Un peu plus récemment, le transformateur électrique entre deux contreforts du chevet, est démoli.

 

 

En 1951, le porche et le portail sont inscrits à l'inventaire des Monuments Historiques. 

En 1957/1958, les jeunes du village, sous l'instigation de l'Abbé Monet, curé de Palaja, enlèvent la totalité du crépi intérieur et découvrent ainsi, outre de très belle pierres de taille, d'anciennes niches derrière le maître autel et la fenêtre intérieure de la salle de guêt, au dessus du portail sud. En 1966, toujours grâce à l'abbé Monet, organiste de talent, un orgue à tuyaux est installé, financé par un certain nombre de bénévoles d'une association créée à cet effet : l'A.O.L.E.P.

L'ensemble de cette restauration a donné lieu à la remise du prix "Chefs d'oeuvres en péril", décerné par le Président Charles De Gaulle pour récompenser le remarquable travail des jeunes et de leur curé. C'est à cette époque que va débuter une longue série de concerts de musique classique, organisés dans un premier temps, pour financer les travaux.

 

 

En 1961, l'église est inscrite à l'inventaire supplémentaire des Monuments Historiques. Un peu plus tard, en 1964, un conflit éclate entre Mr le curé soutenu par ses paroissiens, et l'architecte des Bâtiments de France, et la municipalité à propos de gros travaux (démolition de la voute de la nef) ordonnés par l'architecte et qui ont sérieusement détérioré l'orgue resté de longs mois à ciel ouvert. Un gros travail de restauration sera entrepris sur l'instrument en 1998.

En 1975 et 1978, des objets sacrés sont classés "Monument Historique" : une statue de la Vierge en bois doré, un calice et une patène d'argent, une statue de St Etienne en bois polychrome.

A partir de 2003, la municipalité décide un programme de réhabilitation du "coeur du village", et les travaux concernent tout d'abord les abords de l'église et la rue "La Farga". L'année suivante débute un programme de restauration, prévu sur 10 tranches annuelles. Ces travaux sous l'égide des "Bâtiments de France", sont conduits par un architecte agréé et sont financés par la DRAC, le Conseil Régional, le Conseil Général et la municipalité. Ils sont réalisés par des entreprises spécialisées dans la restauration de monuments historiques.   

Voici quelques photos qui montrent l'évolution de ces divers travaux.

                                        

                                         

                                       

La qualité exceptionnelle de l'acoustique de notre église, ainsi que son esthétique, ont permis l'organisation de concerts de grande qualité qui attirent quatre à cinq fois par an les mélomanes de la région. Ces concerts, organisés par l'association des Soirées Musicales ont permis à de grands artistes de se produire à Palaja : Alexandre Lagoya, Lily Lasquine, Michel Plasson et l'orchestre du Capitole, Xavier Darasse, l'orchestre de chambre de Toulouse, les choeurs de Sofia ou de Russie et bien d'autres ensembles ou solistes de grande valeur.  


   

L'Oratoire de la Vierge

Cette ancienne chapelle dédiée à la Vierge a connu au cours des années, des signes de dévotion de la part des Palajanais et des artisans de Carcassonne. Une procession y a été organisée le 20 août 1709. La fontaine qui y coule était connue pour la guérison des fièvres. Des photographies anciennes montrent des malades couchés sur des brancards, devant l'oratoire.

Aujourd'hui, la fontaine alimentée par une source située à proximité, n'est plus en service. L'eau qui coule dans l'ancien abreuvoir est non potable car elle récupère le trop plein du bassin situé au dessous de la satue de la Vierge.

Depuis quelques années, l'association "Les Amis du Vieux Palaja" y organise une procession le 15 août.

 

 
  Le prieuré de Saint Foulc (ou Pigeonnier de Cazaban)

Cette tour, que l'on peut voir lorsqu'on vient de Carcassonne, à gauche de la ligne droite qui précède l'entrée de Palaja, appartient au Lycée Agricole Charlemagne. Elle a longtemps été utilisée comme pigeonnier (d'où son nom). C'est grâce à Joseph Dovetto, Palajanais et Professeur au Lycée Charlemagne, que des fouilles ont été entreprises par ses élèves fin 1990. Le site a été débroussaillé, les vestiges des murs de l'église d'un ancien prieuré ont été mis à jour. Le bulletin de la Société d'Etudes Scientifiques de l'Aude de 1991, fait état de ces recherches. (voir document ci-contre)

Les origines de ce Prieuré remontent au début du XIème siècle. C'est au cours des XIIIème et XIVème siècles que les seigneurs de Palaja se faisaient enterrer dans le cimetière proche de l'église. Bien que profanée et détruite partiellement au cours du XIIème siècle, des chapelains sont nommés jusqu'à la fin du XVIIIème et le service religieux sera célébré dans l'église paroissiale. La destruction et l'enfouissement de l'église et du cimetière attenant, dateraient du XIXème siècle.
 travaux de recherche effectués sur l'histoire de Palaja par Mme Viguier.

   

Les Arcades

Cette série d'arcs de pierres est en fait un ancien aqueduc qui servait à l'alimentation en eau du château. Elle provenait de deux bassins situés au sud du village et par le biais de cet aqueduc arrivait dans le parc jusqu'à une pièce d'eau.

"Les Arcades" se trouvent près  des courts de tennis et bordent la rue "Romengada" . Elles sont un lieu de promenade pour de nombreux Palajanais.

   

  document relatif à L'aqueduc par Aude Viguier

Tous les travaux de recherche effectués sur l'histoire de Palaja par Mme Viguier sont consultables à la rubrique Histoire de notre site internet à partir du lien suivant : Aude Viguier ou en version papier à la médiathèque de Palaja

  article "L'aqueduc de Palaja"  par Jean-Louis Berman   extrait du bulletin de la Société d'Études Scientifiques de l'Aude (Tome CVIII année 2008)

 

M. Berman a également réalisé des recherches sur le sujet des "païchères". Une païchère est un ouvrage en pierre sèche construit dans un ruisseau et destiné à la régulation des crues ou à divers usages agricoles (prise d'eau d'irrigation, d'abreuvoir, de moulin...)

  article "Les païchères de Palaja" par Jean-Louis Berman   extrait du bulletin de la Société d'Études Scientifiques de l'Aude (Tome CXII année 2012)  

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